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Parlez-nous de la réalisation de la photo du « Creuset ».

De nos jours, si l’on désire vendre une image qui soit d’un grand impact, il faut transgresser les règles habituelles et présenter le produit d’une autre façon. La bouteille de vin sans étiquette, l’ambiance surréaliste, la prise de vue avec une perspective accentuée ne permet pas d’identifier le produit de prime abord, c’est pour cela que nous avons placé un escargot pour améliorer la compréhension.

Sur le continent, nous ne sommes pas habitués à des images si austères.

Chez nous, en Angleterre, ces images pour le « Creuset » ont provoqué beaucoup de réflexion tant dans un sens que dans l’autre.

Que pouvez-vous nous dire sur la série des montres ?

Cette série a été réalisée pour une marque de montre suisse, je leur ai proposé de réaliser cette série comme une collection d’art moderne, le modèle représentant le galeriste disposant les images des montres pour une exposition dans une galerie. J’ai imposé au client la réalisation de grands tirages à leur corps défendant car cela était très onéreux.

Dans votre travail, êtes-vous très exigeant ?

L’exigence est maitresse de votre travail, elle est indissociable de la réussite d’une bonne image.

Pouvez-vous nous parler de la photo de Kit-Kat ?

La grande difficulté de cette image résulte dans son étonnante perspective, le personnage de la photo est presque contre l’appareil photo, de plus nous avons fait réaliser les barres de chocolat en plastique.

Extrait de l’article écrit par G Bauret et Ch Guillon, publié dans le magazine Zoom(éditeur Publiness) N°78 en 1980

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Number Four
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